La fréquence mesurée expérimentalement correspond à une longueur de tuyau encore plus
grande que la longueur géométrique augmentée de la longueur de rayonnement. On peut donc
admettre que le mouvement de l'air dans le tuyau entraîne un peu de gaz aux extrémités du
tuyau et qu'il faut rajouter une longueur
aux deux longueurs précédentes. On fait
la mesure avec des évents de différentes longueurs géométriques et on cherche si on
trouve le même
. En fait, là encore, cela ne marche pas.
On est donc amené à envisager un autre phénomène: sur la paroi du tuyau le frottement fait
que les molécules d'air ont une vitesse nulle. Au centre la vitesse est maximale, on peut
donc admettre que tout se passe comme si on avait une surface de tuyau plus faible que la
surface géométrique. Cela revient à admettre l'existence d'une sorte de couche limite au
voisinage de la paroi. Il faut donc remplacer la surface géométrique
par une
surface plus petite
. Ainsi nous serons amené à vérifier la formule:
On voit que deux expériences suffisent pour déterminer
et
. Avec deux
mesures supplémentaires on peut tester la validité du modèle. Le mesure a été faite avec
une enceinte de volume de l'ordre de
. Les évents étaient découpés dans du
tuyau de PVC de diamètre intérieur
, les longueurs géométriques en étaient
,
,
et
. Dans le calcul du volume de l'enceinte dans chaque cas on a tenu compte
de l'encombrement intérieur du tuyau, cela fait une petite correction.
Pour l'établissement des équations il est commode de calculer le terme, qui a les
dimensions d'un vecteur d'onde:
Le lecteur curieux pourra refaire les calculs à l'aide du tableau suivant qui donne les valeurs numériques expérimentales:
mystic 2005-08-23