Nous allons envisager le cas d'un haut-parleur à dôme, dont la membrane a la forme
d'une demie sphère de rayon
(à ne pas confondre avec la résistance
de la
bobine mobile) faite le plus souvent d'un tissu enduit et dont le bord est moulé pour
former la suspension périphérique. Dans ce cas il y a une seule suspension assez raide
car les déplacements seront très faibles. La bobine mobile a le même rayon que la
demie sphère et est collée sur son bord. Elle est du type bobine courte et la culasse
a la même forme que pour un haut-parleur de grave. Le haut-parleur est fixé sur la face
avant de l'enceinte et, cette fois, le modèle de la sphère pulsante ne pourra pas
s'appliquer. On prendra comme un pis-aller le modèle du piston plat dans un plan
infini qui se rapproche le plus de la réalité. La masse de rayonnement, dans le cas où
la dimension du piston est faible devant la longueur d'onde dans l'air, vaut
. Prenons le cas d'un tweeter à dôme de
, sa masse
de rayonnement sera de
que nous pourrons négliger devant la masse de la
membrane.
Pour fixer les idées nous prendrons une membrane de masse
. Avec une bobine en cuivre, la masse du fil de celle-ci sera de
. Si
est la section du fil et
sa longueur optimisée, on aura
Essayons maintenant d'apprécier le coefficient d'amortissement. Le haut-parleur à
dôme constitue une enceinte close dont le volume est celui de la demie sphère de rayon
, soit
. La surface vibrante en translation est celle du cercle
de rayon
, soit
. La raideur de l'enceinte sera donc
. ce qui donne comme valeur numérique
.
Prenons pour hypothèse que la raideur de la suspension soit du même ordre de grandeur,
on trouve comme fréquence de résonance
et comme coefficient
d'amortissement
. On tombe sur un filtre de Butterworth, ce qui
est particulièrement heureux. On voit donc que le calcul fait au paragraphe précédent
peut s'appliquer au cas des haut-parleurs d'aigu et aussi des médiums à dôme, il n'a
donc pas été fait en pure perte.
mystic 2005-08-23