Nous avons choisi le 13 MVA de DAVIS ACOUSTICS, c'est un
transducteur de
de diamètre extérieur avec un chassis en
aluminium moulé très rigide. La membrane est en cellulose
traitée. La masse additionnelle collée sur la membrane est de
, c'est un
fil de plomb découpé dans un tuyau. Nous traiterons d'abord les calculs liés à la
seule impédance avant de passer aux interactions.
En courant continu avec une tension
on a relevé
ce qui
donne une résistance
. On conservera trois chiffres significatifs pour
les calculs tout en sachant que la précision des mesures est plus faible.
Pour le haut-parleur nu avec une surcharge de
on mesure une période de
résonance
et une tension
, ce qui donne
,
,
et les périodes pour lesquelles la
tension
sont
et
. On en déduit la
valeur du coefficient de surtension mécanique
. Par ailleurs la
période donnant la deuxième annulation de l'argument de l'impédance est
et on calcule une inductance propre
.
Le même haut-parleur avec la même surcharge, placé dans une enceinte de volume
a donné les résultats suivants:
,
,
,
,
,
,
et
. On en déduit
et
.
On détache ensuite la surcharge et on laisse le haut-parleur dans la même enceinte,
on obtient alors:
,
,
,
,
,
,
,
, d'où on tire
et
.
Puis on enlève l'enceinte et on a :
,
,
,
,
,
,
,
. Le calcul donne alors
et
.
On constate tout d'abord une certaine dispersion des valeurs de l'inductance propre de la bobine. Il n'y a pas lieu de s'en étonner car nous avons choisi un modèle simplifié et que les mesures permettant de déterminer l'annulation de l'argument de l'impédance sont moins précises pour un minimum assez plat que pour une résonance aiguë. Cette valeur n'est pas fondamentale comme caractéristique, elle ne sert que si on veut réaliser un circuit de BOUCHEROT pour linéariser l'impédance aux hautes fréquences du haut-parleur et cela se fait très rarement.
On peut se lancer alors dans les calculs de masse d'équipage mobile et de raideur de
suspension. Pour le haut-parleur nu on trouve
et
; pour
le haut-parleur dans l'enceinte il vient
et
soit
et
.
La connaissance des masses permet de calculer les diverses valeurs du produit
et on trouve dans l'ordre des mesures
,
,
et
. On a ici un bon groupement de valeurs et on pourra prendre
. La détermination de la raideur de l'enceinte et la connaissance de son volume
permet de calculer la surface de rayonnement de la membrane et on trouve
soit un diamètre de
ce qui est tout à fait cohérent.
On en déduit alors une efficacité intrinsèque
de valeur très proche de l'unité.
Il nous reste à calculer le coefficient d'amortissement total
pour le
haut-parleur ramené à l'enceinte close et on trouve
pour une fréquence de
résonance
dans une enceinte de volume infini. Le coefficient
d'amortissement trouvé classe le modèle mesuré dans la catégorie des bons tranducteurs.
Le lecteur curieux et travailleur pourra, à partir des résultats de mesure donnés et des formules indiquées refaire les calculs pour s'entraîner avant de faire lui-même des mesures sur les haut-parleurs de son choix.
On peut profiter des mesures faites pour contrôler avec quelle précision la relation
générale
se vérifie. En prenant les résultats dans l'ordre on a
et
, soit un écart inférieur à 1%.
Puis
et
, soit un écart de 0,4% .
Ensuite
et
, soit un écart négligeable.
Enfin
et
, soit encore un écart de 0,4%
. On voit donc que, compte tenu des inévitables incertitudes de mesure, la formule
est bien vérifiée et conforte le modèle choisi.
En revanche il existe un écart entre la masse de l'équipage mobile du haut-parleur
nu et celle du haut-parleur dans l'enceinte que la masse de rayonnement du modèle de
la sphère pulsante ne permet pas d'expliquer: on trouve en effet
. Cela
est sans doute du au fait que les mesures ne sont pas faites en champ libre dans un
espace infini, mais dans un laboratoire de dimensions finies dont les modes de
vibration interagissent avec l'enceinte. En prenant la valeur trouvée dans ce cas on
se rapproche des conditions réelles d'écoute et on ne fait pas une trop grosse erreur.
mystic 2005-08-23