Le niveau mathématique de ce chapitre est plus élévé que pour le reste du livre. On pourra, dans un premier temps, le survoler pour n'en retenir que le résultat final qui, lui, s'intègre facilement dans la représentation complexe des fonctions sinusoïdales du temps.
Désignons par
la pression statique dans le fluide supposé en équilibre. On
provoque de petites variations de pression entraînant de petites variations de
vitesse des "particules" de fluide au sens de la mécanique des fluides. Soit alors
la pression totale et
la surpression telle que
. La grandeur
sera considérée comme un infiniment petit du premier ordre et nous négligerons, dans
les calculs ultérieurs, les infiniments petits d'ordre supérieur: c'est l'hypothèse
des faibles signaux par la linéarisation du problème. On peut écrire
. De
même on désigne par
la vitesse d'une particule de fluide considérée aussi
comme un infiniment petit du premier ordre.
On appelle
le coefficient de compressibilité du fluide pour la transformation
envisagée (le plus souvent adiabatique car les échanges de chaleur ne peuvent se
faire aux fréquences auxquelles on travaille)
L'équation de conservation de la masse s'écrit de façon générale:
L'équation d'EULER pour un fluide parfait est:
On admet, très souvent, que le champ des vitesses est à rotationnel nul, ce qui est
très bien vérifié en faibles signaux. Cela implique que le champ des vitesses dérive
d'un potentiel scalaire qu'on appelle potentiel des vitesses
tel que
. Après deux lignes de calcul on
retombe sur l'équation de propagation:
mystic 2005-08-23