Cela va être, enfin, l'occasion d'appliquer la représentation complexe des
fonctions sinusoïdales du temps. A une tension
,fonction sinusoïdale du temps,
de pulsation
, nous faisons correspondre son amplitude complexe
; à un
courant sinusoïdal
, de même pulsation, nous faisons correspondre l'amplitude
complexe
. Et nous restons bien dans le même domaine de pulsation.
La loi d'OHM
, dans le domaine temporel, est la simple multiplication de
par une constante: c'est une opération linéaire et on écrira
. On peut
donc définir le rapport de l'amplitude complexe
à l'amplitude complexe
par
; on voit que ce rapport est un réel égal à la résistance de l'élément.
La tension aux bornes d'une bobine
est une dérivation, elle se
transformera dans le domaine complexe en
; et on définira le
rapport
qui est un imaginaire pur, mais a les dimmensions physiques
d'une résistance. Ce terme sera appelé "impédance complexe" de la bobine, ou tout
simplement "impédance". Si on tient compte de la résistance ohmique
de la bobine
son impédance devient
.
Pour un condensateur, la relation
se transformera en
et le rapport
"impédance" du condensateur s'écrira
.
Lorsque l'on a des éléments en série, le courant reste le même et les tensions s'ajoutent, il en est de même des représentations complexes: l'impédance totale d'éléments en série est la somme des impédances de ces éléments.
Pour des éléments en parallèles, cette fois, la tension est la même et ce sont les
courants qui s'ajoutent. Il est donc utile de définir l'inverse de l'impédance que
l'on appelle "admittance"
. On voit, bien évidemment, que l'admittance
totale d'éléments en parallèle est la somme des admittances de chacun de ces éléments.
La combinaison en série, ou en parallèle de divers éléments de ce type (que l'on appelle passifs, car ils ne sont pas des générateurs) permettra de réaliser des filtres passifs.
mystic 2005-08-23