Corrigé Mines-Ponts MP 2007

Corrigé de l’épreuve de Physique II, filière MP de Mines-Ponts 2007

Francis BROUCHIER

10 mai 2010

GRATTE-CIELS et TOURS

1 Mise en équation

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L’ensemble tour-TMD est soumis à la force extérieure f0(t) portée par l’axe des x. Tous les mouvements se font sur cet axe. La dérivée par rapport au temps de la quantité de mouvement du système vaut m + m1( + ü) dans le référentiel de le Terre supposé galiléen. La force extérieure de rappel appliquée au système vaut -kx. La relation fondamentale de la dynamique en projection sur l’axe des x s’écrit donc :

m ¨x + m1[¨x + ¨u] = - kx + f0(t)

pour le TMD on peut écrire :

m1(¨x + ¨u) = - k1u - h1u˙

Pour la première équation on fait passer le terme -kx dans le premier membre et on divise le tout par m. Il suffit de poser α = m1∕m, k∕m = ω02 et a0(t) = f0(t)∕m pour obtenir l’équation (B1).

De même dans la seconde équation on divise par m1 et on pose k1∕m1 = ω12 et h1∕m1 = 2η1ω1.

ω0 est la pulsation propre de résonance de la tour seule et ω1 est la pulsation propre de résonance du TMD seul.

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L’amplitude complexe est une fonctionnelle linéaire définie sur l’ensemble des fonctions sinusoïdales de pulsation ω qui transforme les équations différentielles du temps en équations algébriques. La dérivation par rapport au temps revient à une multiplication par .

Les équations (B1) et (B2) deviennent alors :

(1 + α)(iω)2X-+ α(iω)2U-+ ω20X-= A0
 2 2 2 (iω )X- + (iω )U- + 2η1ω1(iω )U-+ ω1U-= 0

La seconde équation donne une relation entre U et X :

U(- ω2 + 2η1ω1 + ω21) = ω2X

On divise le deux membres par ω0 pour introduire les coefficients β et z, il vient :

U(- z2 + 2iη1βz + β2) = z2X

On a ainsi la fonction de transfert en amplitude complexe :

 U z2 H1(z) = -- = ---2------------2 X- - z + 2iη1βz + β

Quand z 0 alors H1 0 ; quand z →∞ alors H1 →-1 le système est un filtre passe-haut du second ordre. Comme on cherche à minimiser le déplacement de la Tour X le dénominateur de H1 doit être aussi petit que possible pour un U donné il faut donc H1 plutôt grand.

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Si b = alors B = -ω2X ; la première équation en amplitude complexe permet d’écrire :

 2 2 2 - ω X-(1+ α )- αω U-+ ω0X- = A0

Comme U = H1.X il vient :

 2 2 B(1 + α + α.H1-- ω0∕ω ) = A0

On en tire la valeur demandée :

 B-- ---------z2-------- H2-= A0 = (1 + α + αH1-)z2 - 1

On cherche à minimiser l’accélération ressentie par les habitants de la Tour, il faut donc B petit et donc H1 plutôt petit.

 

2 Analyse qualitative du système

 

2.1 Cas où η1 = 0

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Dans les équations précédentes on supprime le terme en η1 et le terme en A0, le système [B] s’écrit donc :

 2 (1+ α )¨x + αu¨+ ω0x = 0
¨x+ u¨+ ω21u = 0

En passant en amplitude complexe on trouve :

 2 2 2 2 H1(z) = --z---- H2 (z) = ------------z-(z---β-)------------- --- z2 - β2 --- [(1+ α )(z2 - β2)+ αz2]z2 - (z2 - β2)

On désire |H2| aussi petit que possible, α est au dénominateur de H2, il faut donc prendre α aussi grand que possible. Mais α est le rapport de la masse du TMD et de la masse de la Tour on ne peut donc pas l’augmenter indéfiniment sans quoi la Tour s’effondrerait.

α 0

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La masse du TMD devient nulle. En supposant que la raideur de sa suspension reste finie la pulsation propre du TMD tend vers l’infini ainsi que β. A la limite on peut écrire :

x¨+ ω2x = 0 ¨x+ ¨u → ∞ 0

Le TMD n’plus d’action sur le mouvement de la Tour qui oscille sur sa pulsation propre. En revanche si on suppose que β n’est pas totalement infini on peut écrire la fonction de transfert H1 z2(z2 - β2). Pour z < β H1 < 0 le mouvement du TMD est en opposition de phase avec celui de la Tour.Pour z > β le mouvement du THD est en phase.

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Le paramètre h1 permet de limiter les mouvements de la Tour et du TMD en absorbant sous forme de chaleur l’énergie mécanique produite par le TMD.C’est pour cette raison que les derniers étages des gratte-ciels récents sont à claire voie pour permettre la dissipation de cette chaleur qui se produit fort heureusement quand il y a du vent.

α →∞

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En supposant toujours que la raideur de la suspension du TMD reste finie quand la masse de celui-ci tend vers l’infini sa pulsation propre tend vers 0 ainsi que β. Des relations précédentes on tire :

H → - 1 H → 0 --1 --2

La Tour ne bouge pas mais elle s’est écroulée sous le poids du TMD.

Cas général pour α

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On est toujours dans le cas η1 = 0, la fonction de transfert H1 a pour valeur : H1 = z2(β2 - z2). Elle tend vers l’infini pour zAR = β. H1 étant au dénominateur de H2, cette dernière tend alors vers 0.

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Exprimons le gain G2 à partir des relations précédentes :

 z2(β2 - z2) G2 = |H2| = |---------2---2------2-2-----2---2- | [(1+ α )(β - z )+ αz ]z - (β - z )

G2 →∞ quand le dénominateur est nul. Après simplification par αz2 dans le crochet il reste :

[(1 + α)β2 + 1]z2 - z4 - β2 = 0

C’est une équation bicarrée en Z = z2 que l’on écrit :

Z2 - [(1 + α)β2 + 1]Z + β2 = 0

Le discriminant de cette équation du second degré est :

Δ = [(1+ α )β2 + 1]2 - 4β2

. Si α = 0 il reste (β2 + 1)2 - 4β2 = (β2 - 1)2 > 0, donc pour α > 0 le discriminant de l’équation précédente est positif et il y a deux racines. De plus le produit des racines est positif ainsi que leur somme, il y a donc deux racines positives dont on pourra extraire la racine carrée pour obtenir z. De la sorte le produit :

 ∘ -------- zR1.zR2 = ZR1.ZR2 = β = zAR

On a donc bien l’inégalité; : zR1 < zAR < zR2

Application numérique : avec les valeurs de l’énoncé on trouve zR1 ~ 0,83 zR2 ~ 1,14. Pour ces deux valeurs G2 devient infini, alors que pour zAR = β il est nul (H1 infini).La courbe a l’allure suivante :

PICT

 

2.2 Cas où η1 est infini

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Quand η1 →∞ H1(z) z∕21β. Dans ce cas H2(z) z2[(1+α)z2 -1], G2 est alors infini quand le dénominateur est nul soit pour z = 1√1-+-α = 0,953.

Avec cette expression pour z = 0 G2(z) = 0 puis quand z →∞ G2(z) 1(1 + α) ~ 0,91. on peut tracer la courbe suivante :

PICT

 

2.3 Cas où η1 est quelconque

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zAR = β z = 1√----- 1 + α. Si zAR = z alors |H1| et G2 sont infinis en même temps soit |X| minimal pour la même valeur de z.

La masse m de la Tour et sa raideur k sont fixées par construction, la masse m1 du TMD ne peut être trop grande pour ne pas modifier la structure de la Tour, on ne peut donc jouer que sur les valeurs de k1 et h1.

 

3 Choix des paramètres

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Explicitons la valeur de G2 même si elle est un peu compliquée :

 2 G2 = ∘----------z------------ [(1 + α)z2 - 1]2 + 4α22z2- η1β2

On peut chercher la valeur de G2 pour une valeur particulière de z. Prenons z = β, avec β2(1 + α) = 1 on obtient :

 β2- G2 (β) = 2α.η1

Comme β ~ 1 la courbe A correspond à η1 = 0,1, la courbe B à η1 = 0,3 et la courbe C à η1 = 0,6.

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On peut considérer que le gain est une fonction de deux variables G2(z,η1). Si en faisant varier η1 on veut que G2 ne varie pas il faut que la dérivée partielle de G2 par rapport à η1 soit nulle :G2∕∂η1 = 0.

L’équation donnant zA et zB est encore une équation bicarrée. On pose Z = z2 l’équation devient : (1 + 1∕β2)Z2 - 4Z + 2β2 = 0. Le discriminant réduit s’écrit donc (on aura tout eu !) : Δ = 4 - 2β2(1 + 1∕β2) = 4 - 2β2 - 2 = 2(1 -β2) Compte tenu du choix de β = 1√ ----- 1+ α avec α > 0 β < 1. Le discriminant de l’équation est dons positif et il y a deux racines positives (produit positif,somme positive), d’où les valeurs demandées :

 ∘ ---∘----------- ∘ ----∘---------- z = 2----2(1---β2) z = 2-+---2(1--β2-) A 1+ 1∕ β2 B 1 + 1∕β2
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Si on admet comme critère de choix que seul le module de l’accélération ressentie par les occupants de la Tour intervient indépendamment de la fréquence il faut prendre la courbe qui présente les deux maxima aussi égaux que possible, ce qui n’est pas tout à fait le cas de la courbe en pointillés (ηopt = 0,185). La courbe qui dans sa partie centrale est juste au dessus de la courbe en pointillés conviendrait mieux. L’énoncé étant peu clair sur la question on peut enlever la courbe en trait gras de l’intervalle indiqué de sorte que la courbe choisie serait celle pour η1 = 0,19. La courbe en pointillés serait bien entre 0,18 et 0,19.

 

4 Quelques considération numériques

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Il faut chercher la relation entre u(t) et a0(t) fonctions sinusoïdales du temps. En amplitudes complexes :

U- - ω2X- - ω2U X- = H1- H2-= --A--- H1.H2-= -A---- --0 --0

Pour le calcul la valeur numérique de z est de β = 1√----- 1 + α. En remplaçant par cette valeur dans les expressions de H1 et H2 il vient :

 2 H1-= --1- H2-= ---------β1--------- 2iη1 (1∕β2 + α2iη1β2 - 1)

En faisant le produit des deux il vient après simplification :H1.H2 = 1∕α.

Par ailleurs ω1 = βω0, ce qui donne :

U-= - A0∕α β2ω20 = - A0T02∕4π2αβ2

A moins de un pour cent près on peut écrire u(t) = -10.a0.cos(ω1t) soit umax = 10a0.

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La valeur maximale de l’accélération de la Tour est de bmax = 0,015 * 9,81 = 0,147 m.s-2. on a aussi bmax = |H2|max.A0. Si on prend la courbe pour η1 = 0,2 on lit la valeur maximale G2max = 4,4 et donc A0 0,1474,4 = 0,033 m.s-2.

Si on prend z ~ 0,88 alors ω = 0,88.2π∕T0 = 0,92. L’amplitude maximale vaut xmax = ω2bmax = 0,85.0,015 = 0,013 m.

Pour le TMD on prend la valeur de

 ∘--------z2----------- |H1| = (β2 - z2)2 + 4η2β2z2 1

Tous calculs faits on trouve |H1| = 2,14 = umax∕xmax et umax = 0,028 m

En l’absence de TMD l’équation différentielle du mouvement de la Tour s’écrit pour un mouvement sinusoïdal (-ω2 + ω02)x = A0.cos(ωt) d’où on tire xmax = A0∕ω02(1 - z2) = 0,134 m. On gagne, en gros, un facteur 10 avec le LMD.

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Avec les valeurs numériques de l’énoncé

α = 0,014 β = 0,993 T21 = T20∕0,9932 = 4π2l∕g

.Tous calculs faits on trouve l = 9,07 m.

L’accélération maximale de la Tour est la moitié de la valeur sans TMD soit 0,015 m.s-2 et on a xmax = bmax∕ω12 = 0,0139 m. Même ordre de grandeur que précédemment.

 

5 Limites du modèle : autres résultats expérimentaux

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Le mouvement de la Tour n’est plus sinusoïdal pur, il est sinusoïdal amorti de la forme x = X0.e-λt.cos(ωt).

L’équation différentielle du mouvement de la Tour s’écrit m + h + kx = o. L’équation en r est de la forme r2 + hr∕m + ω02 = 0 dont les racines sont de la forme r = -h∕m-±√-(h∕m)2-4ω20- 2. En supposant h∕m suffisamment petit devant ω02 on peut écrire r = -h∕2m ± 0. Ainsi x = X0.e-ht∕2m cos(ω0t). A l’instant t = 0 l’énergie mécanique est proportionnelle au carré de l’amplitude X02. Une période plus tard l’amplitude n’est plus que X0.e-hT02m, la variation relative d’énergie vaut donc 1 - e-hT0∕m = 0,02. Avec T0 = 2π∘m-∕k-- hT0∕m = 2πh∕√km- = 4πη et on a 0,98 = e-4πη d’où l’on tire

η = - ln(0,98)∕4π = 1,60
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On dispose d’un accéléromè;tre précis à moins de 1% près et on provoque un choc rapide au sommet de la Tour en projetant une masse convenable et en prévoyant son point de chute. L’étude de l’accélération ultérieure permet de déterminer T0 et η, d’où le taux de dissipation.

 

6 Comportement fréquentiel du TMD :analogie électrique

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En revenant au domaine des pulsations on peut écrire la fonction de transfert H1 = UX sous la forme :

 2 H = --------ω---------- --1 β2ω20 - ω2 + 2iη1β ω
 2 G1(ω) = |H1-| = ∘---------ω------------- (β2 ω20 - ω2 )2 + 4η21β2ω2
 --2η1βω--- tan(ϕ1) = ω2 - β2ω2 0
ω → 0 G1 → 0 ϕ1 → π
ω < β ω ϕ > 0 ω = βω ϕ = π∕2 0 1 0 1
ω → ∞ tan(ϕ1) → 0 ϕ1 → 0

On peut ainsi tracer les diagrammes asymptotiques donnant 20.log[G1(ω)] et ϕ1(ω) en fonction de ξ log(ω) où ξ est un coefficient d’échelle. Pour ne pas encombrer les graphiques on ne mettra que les valeurs de ω sur l’échelle logarithmique

PIC

Pour savoir quand G1(ω) peut passer par un maximum on divise le numérateur et le dénominateur par ω2, il vient

 1 G1 = ∘-β4ω4---2β2ω2------β2---- -ω40 - -ω2-0+ 4η21 ω2 - 1

Posons pour simplifier σ = ω02∕ω2 le terme sous le radical s’écrit

 β βσ2 + 4η21-2-σ - 2β σ - 1 ω0

C’est un trinôme du second degré avec premier coefficient positif, il passe donc par un minimum pour

 2 σ = β (1- 2η1β-) ω0

Comme σ est un carré cette valeur doit être positive et donc

 ω2 η21 < --0 2β

On constate bien que G1 passe par un maximum pour des valeurs faibles de l’amortissement.

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On veut réaliser un filtre passe-haut avec un circuit R,L,C série. On applique la tension d’entrée aux bornes du circuit et on recueille la tension de sortie aux bornes de la bobine. La fonction de transfert en amplitude complexe s’écrit :

 Us- ------iL-ω------- H-= Ue = R + iLω + 1∕iC ω ---
 - LC ω2 H- = ------------2---- iRC ω - LC ω + 1

Comparons avec la valeur de

 2 2 H1 = --------ω-∕ω-1-------- --- - ω2∕ω21 + 2iη1ω ∕ω1 + 1

On constate, qu’au signe près, on a la même forme et qu’il suffit de prendre 1∕LC = ω12 = β2ω02 et 2η1∕ω1 = RC

Avec les valeurs numériques de l’énoncé on trouve LC = 0,98 R∕L = 0,38. si on prend L = 10 Henry on trouve C = 98 mF, ce qui est énorme et ne se trouve que pour des condensateurs électrochimiques dont les valeurs ne sont pas garanties. Et on a R = 3,8 Ohms

Pour le calcul on supposé que la bobine avait une résistance nulle or cela est rigoureusement impossible et cette analogie ne peut pas fonctionner. Ce type de méthode date des années 1920 du temps où l’électronique s’appelait encore la T.S.F. et où les ordinateurs n’existaient pas encore.Actuellement on n’a plus besoin de cette vieillerie et il est étonnant qu’on y fasse encore allusion !

Pour finir de répondre à la question pour changer le signe de la fonction de transfert il suffit d’utiliser un amplificateur opérationnel en montage inverseur. Si on veut simuler le comportement de la Tour à l’aide d’une maquette électrique on peut aussi utiliser des montages à amplificateurs opérationnels dérivateurs pour reproduire les équations différentielles du système.

 

7 Considérations énergétiques

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La seule force intérieure qui travaille est la force de frottement fluide. Pour simplifier le calcul posons u = u0 cos(ωt). Alors ˙u = -ωu0 sin(ωt). Pour une variation élémentaire de déplacement du le travail élémentaire de cette force est

dW = - h1ω sin(ωt).du = h1(ωu0 )2 sin2(ωt)dt

Intégrons sur une période

 2 1--cos-2ωt T 2 W = h1(ωu0) [ 2 ]0 = h1(ωu0) T∕2

D’autre part u0 = G1.x0. La puissance moyenne vaut donc :

< P >= W ∕T = h (ωG x )2∕2 1 1 1 0
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On donne p1 =< P1 > ∕x02 = h1G12ω22. Le système u(t) fonction de x(t) est un filtre passe-haut. Pour ω faible le ”nouveau u” est faible et la puissance dissipée est faible.Pour η1 = 0,2 il y a un maximum de l’amplitude qui correspond à la bosse sur la courbe, puis la puissance réduite continue à augmenter.

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Le déphasage ϕ1(u) doit être de 180 pour avoir l’opposition de phase. Si le système électronique d’asservissement a un défaut de fonctionnement, le remède peut être pire que le mal (mise en phase). On peut rapprocher un tel système de l’absorption acoustique active qui, depuis plus de trente ans qu’on l’étudie, n’arrive pas à fonctionner correctement.