τ0 étant le temps, en secondes, qui sépare deux bips successifs, la fréquence, en Hertz, du signal périodique est
f0 = 1∕τ0 .
Si c est la célérité du signal dans le référentiel choisi et d la distance parcourue le délai séparant l’émission d’un bip de sa détection vaut d∕c.
Pendant le temps τi la source a parcouru la distance v0.τi. La distance entre la source et l’observateur est alors d - v0.τi. Le bip est reçu à l’instant θi = τi + (d - v0.τi)∕c = d∕c + (1 - v0∕c)τi. De la même façon en remplaçant i par i + 1 on a θi+1 = d∕c + (1 - v0∕c)τi+1. Le temps séparant deux bips successifs reçus par l’observateur est alors τ(v0) = θi+1 - θi. Ce qui donne :
τ(v0) = (1 - v0∕c)τ0 et
f0 = f(v0)∕(1 - v0∕c)
Comme on est dans le même référentiel il suffit de remplacer v0 par -v0 dans les formules précédentes et on a
τ(-v0) = (1 + v0∕c)τ0 et
f(-v0) = f0∕(1 + v0∕c) .
On remarque que lorsque la source se rapproche de l’observateur la fréquence apparente augmente. Elle diminue dans le cas contraire. C’est le phénomène observé lorsqu’un véhicule qui utilise son avertisseur sonore arrive et passe devant l’observateur.
La source, immobile, émet un bip à l’instant τi. Désignons par θ′i l’instant de la rencontre entre le bip et l’observateur. A cet instant l’abscisse du bip est x = c(θ′i -τi) et celle de l’observateur d-v0.θ′i. En égalant ces deux valeurs on obtient :


De la même façon on remplace v0 par -v0 et on obtient :
τ′(-v0) = τ0∕(1 - v0∕c) et
f′(-v0) = f0.(1 - v0∕c)
L’équation de LAPLACE pour le transformation adiabatique d’un gaz parfait s’écrit habituellement : P.V γ = Cste. Ici on fait intervenir la masse volumique ρ = m∕V , on écrira donc P.ρ-γ = Cste :

Prenons la différentielle logarithmique de l’équation de LAPLACE sous la forme demandée par l’énoncé :

Elle consiste à linéariser l’équation d’EULER et l’équation de conservation de la masse en négligeant les termes du second ordre en p et
.
On écrit différemment l’expression de χS
χS = 
.Il faut éliminer
entre les deux équations. De la seconde on tire :


p(x, t) = Pm.cos(ω0.t - k0.x) = Pm.cos[ω0(t - k0.x∕ω0)]. k0.x∕ω0 est le retard temporel de l’onde à l’abscisse x et vaut donc x∕c. En égalant les deux expressions on tire :
k0 = ω0∕c . Par ailleurs
f0 = ω0∕(2.π) .
La seule variable d’espace est x. Le gradient de p a une seule composante sur Ox, il en est de même de
. En projection sur Ox on a :


v(x, t) = p(x,t)∕ρ0c d’où :

Le microphone est à l’abscisse x(t) = d + v0.t. La pression sonore qu’il reçoit est donc :
![|-----------------------------------| p(x,t) = P .cos(ω t- k .d- k .v .t) |p(x, t) = P .cos[(ω - k .v )t - k .d]| m 0 0 0 0 ------------m-------0---0--0-----0---](/sites/www.brouchier.com/files/mobileplugin/180x180/8a4731a579d06ae54508d7c0547c615c.png)

La relation vérifiée par ω1 et k1 reste la même :
k1 = ω1∕c .
A partir de l’instant t = 0 la source a parcouru une distance v0.t et se trouve donc à x = v0.t. En reportant cette valeur dans l’expression de l’énoncé on trouve :
![v (x,t) = V .cos(ω t- ω1v .t) = V .cos[ω (1 - v0)]t = V .cos(ω t) S m 1 c 0 m 1 c m 0](/sites/www.brouchier.com/files/mobileplugin/180x180/2d5eeee50bfc9ed4cff6f25c6eb7c522.png)

En x = 0 la cloison est immobile. L’onde de vitesse est perpendiculaire à la cloison, comme la vitesse de la cloison est nulle la superposition de la vitesse de l’onde incidente et de l’onde réfléchie doit être nulle : v = vi + vr = 0 soit V i.cos(ωit) + V r.cos(ωrt) = 0. En identifiant on trouve :

En tenant compte des simplifications de l’énoncé, on peut écrire sur la cloison les vitesses vi(t) et vr(t) sous la forme :
![v (t) = V cos(ω t+ ωi u.t) = V cos[ω (1 + u)t] v (t) = V cos[ω (1 - u-t)] i i i c i i c r r r c](/sites/www.brouchier.com/files/mobileplugin/180x180/a2bca02669c6c77da36e190aa7a56fa0.png)
V r = - V i et ωr (1 - u∕c) = ωi(1 + u∕c) soit :

La fréquence de l’onde réfléchie vaut alors :


Avec les valeurs numériques de l’énoncé u∕c ~ 3.10-4, son carré sera largement négligeable devant 1 et fr ~ fi.(1 + 2u∕c) et fr - fi ~ 2.fi.u∕c. Tous calculs faits on trouve :

En 3.4 la source est fixe et l’observateur s’éloigne de la source à la vitesse v0 et on a fm(v0) = f0(1 - v0∕c).
En 3.5 l’observateur est fixe et la source se rapproche de l’observateur à la vitesse v0 et on a fm(v0) = f0(1 + v0∕c). Dans un cas les deux objets s’éloignent et dans l’autre ils se rapprochent, il est donc normal que les fréquences soient différentes.
Par ailleurs la méthode heuristique utilise des fonctions (les bips) qui n’ont pas de dérivées et ne peuvent servir dans l’équation de d’ALEMBERT. La théorie des fonctions numériques ne s’applique pas. Il faudrait utiliser une représentation des grandeurs par un objet mathématique indéfiniment dérivable. Cet objet existe, mais n’est pas au programme des classes préparatoires : ce sont les distributions de Laurent SCHWARTZ et SOBOLEV. Un bip est représenté par une distribution de DIRAC et une succession périodique de bips par un peigne de DIRAC. Cela peut expliquer des petites différences entre les deux méthodes.
Les radars au bord des routes nous montrent que l’effet DOPPLER fonctionne aussi avec les ondes électromagnétiqu